Exposition
Refuge, ce qui reste.
10/6/25, 3:00 PM
10/12/25, 2:00 PM
Hôtel Aures
14 Rue Eugène Lisbonne, 34000 Montpellier, France

Refuge, ce qui reste, est une œuvre-installation tissée, peinte et construite à partir de matières brutes. Elle explore la notion de refuge comme espace intime et symbolique, où se trament les mémoires collectives, les gestes transmis par les femmes, et les résonances silencieuses des territoires déplacés. Inspiré par les traditions artisanales marocaines, le projet tisse un dialogue entre héritage, création contemporaine et formes de résistance invisibles. Il questionne les architectures fragiles que l’on bâtit pour survivre, se souvenir ou se reconstruire. Comment trouver beau ce qui naît de la guerre, de l’exil, de la nécessité ? Ce qui n’a pas été conçu pour être regardé ? Cette question m’a hantée face aux images d’abris de réfugiés, où chaque matériau, chaque assemblage raconte une histoire de survie. Conçu comme un espace habité par la matière, le « refuge » s’érige à partir de cadres en bois brut, assemblés comme une ossature. Les fils, les pigments et les textures y composent une géographie intérieure, traversée de souvenirs, de rythmes et de vides. L’œuvre se donne à voir comme un abri, un seuil, une trace. Dépouillés de leur fonction première, ces cadres deviennent des surfaces investies par le tissage, la peinture et des incrustations de matériaux qui évoquent l’architecture. Ce dialogue entre la matière textile, le bois et les éléments structurels révèle une forme d’anarchie constructive, en écho au travail de Gordon Matta-Clark. Chaque élément de cette composition s’inscrit dans une tension entre instabilité et éphémère : les fibres, tissées et peintes, façonnent une architecture alternative, suspendue entre solidité et légèreté. Pensé pour s’adapter au lieu qui l’accueille, ce projet peut être présenté sous sa forme complète ou en fragments, en résonance avec les thématiques du geste, du soin, de l’exil et de la mémoire.160 cm 190 cm 120 cm 160 cm Image de synthèse de la structure ouverte.
14h-20h du lundi au dimanche
Vernissage le 7/10/2025 à 18h00
Née à Casablanca, Sanaa Mejjadi vit et travaille à Montpellier en France. Formée aux arts plastiques et au design d’espace, elle a d’abord travaillé dans l’industrie du jeu vidéo en tant que graphiste 3D, avant de se consacrer pleinement à sa pratique artistique. Son travail explore les notions de mémoire, de geste transmis, d’invisible et de refuge, à travers la peinture, le tissage, la céramique, le plâtre et l’installation. Elle crée des formes poreuses, souvent composées de fragments textiles, de trames, de traits et de matières cousues ou tendues. Chaque œuvre est une tentative de capter ce ce qui ne se voit pas : une vibration, un silence, une trace. En 2024, elle expose au MOCO Panacée à Montpellier. Une œuvre est acquise par le MRAC de Sérignan, trois autres par un collectionneur membre de l’ADIAF.
@sanaa.mejjadi
Photos © : Brice Pelleschi






